Prévention RPS
Burnout en France : les chiffres que votre DUERP ne montre pas encore
EnodiMars 20267 min de lecture
La santé mentale a été désignée Grande Cause Nationale en 2025 en France. Ce n'est pas un hasard : les données convergent vers un constat alarmant. Selon le 15e baromètre Empreinte Humaine / Ipsos BVA publié en novembre 2025, 47 % des salariés français sont en situation de détresse psychologique. Le risque de burnout concerne désormais 32 % d'entre eux, dont 12 % en burnout sévère. Chez les moins de 30 ans, la proportion grimpe à 55 %. Derrière ces statistiques, il y a des managers qui ne voient pas les signaux, des RH qui découvrent les problèmes trop tard, et des DUERP qui n'ont pas été mis à jour depuis des mois.
Les chiffres clés à connaître en 2026
Entre 2,5 et 3,2 millions d'actifs français sont exposés à un risque élevé d'épuisement professionnel selon les estimations croisées de l'Institut de veille sanitaire et du cabinet Technologia. Près de 59 % des Français se déclarent stressés au travail, contre 51 % quelques années plus tôt. Une enquête nationale réalisée en mai 2025 auprès de 1 556 adultes révèle que 31 % des Français déclarent avoir déjà vécu un burnout. Les femmes sont légèrement plus touchées (39 % de stress fréquent) que les hommes (34 %). Les salariés à temps plein (37 %) déclarent des niveaux plus élevés que les indépendants (33 %).
Pourquoi votre DUERP ne suffit pas
Depuis la loi Santé au Travail de 2021, les entreprises doivent intégrer les RPS dans leur Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels. En théorie. En pratique, la plupart des DUERP sont mis à jour une fois par an, sur la base de questionnaires déclaratifs. Ils capturent une photographie statique alors que la surcharge est un phénomène dynamique, fluctuant semaine après semaine. Un collaborateur peut passer de la zone verte à la zone rouge en quelques jours si trois projets convergent simultanément avec une absence dans l'équipe. Le DUERP ne verra rien.
De la photographie au film en continu
La prévention efficace nécessite un suivi continu et discret des indicateurs de surcharge : volume de réunions, heures en focus, taux de blocages non résolus, régularité des rituels managériaux. Ces données existent déjà dans les outils que vos équipes utilisent au quotidien (Microsoft 365, outils projets). L'enjeu n'est pas de collecter plus, mais de rendre visible ce qui est déjà là. Un copilote managérial qui transforme ces métadonnées en alertes et en actions concrètes permet de passer d'une prévention réactive (attendre l'arrêt maladie) à une prévention proactive (agir dès les premiers signaux).
Ce que vous pouvez faire dès lundi
- Mettre à jour votre DUERP en y intégrant les 6 familles de facteurs RPS du rapport Gollac-Bodier
- Instaurer un point surcharge hebdomadaire de 5 minutes avec chaque équipe
- Identifier les 3 indicateurs de surcharge les plus pertinents pour votre organisation
- Évaluer un outil de détection continue qui exploite les métadonnées existantes, sans surveillance du contenu
Voir comment Enodi aide managers et RH à prévenir la surcharge